Bouteilles – Bandol, domaine des Luquettes

Si la Provence reste avant tout le pays des rosés, le bandol, brillante expression du mourvèdre, démontre la capacité de cette région à produire des rouges remarquables.

Ce n’est pas un vin à boire jeune, car il peut se révéler parfois austère et astringent dans ses premières années. Avec l’âge, ses tanins se fondent et ses arômes d’épices, d’encre et de fruits à noyau évoluent vers des notes de cuir, de thym et de pruneau qui le magnifient. Ses saveurs s’épanouissent alors en compagnie de plats mijotés, onctueux, comme l’osso-buco agrémenté de sa gremolata, fin hachis de persil, d’ail, d’anchois et de zestes d’orange  !
Propriétaire du domaine depuis 1843, la famille Lafourcade exploite 15 hectares de vignes à La Cadière-d’Azur, répartis entre bandols rouge et rosé et une excellente IGP Mont Caume déclinée dans les trois couleurs.

Le domaine pratique une culture raisonnée, sans herbicides ni pesticides, les vendanges sont manuelles, les fermentations s’effectuent en cuves thermorégulées, l’élevage se fait en demi-muids pendant dix-huit mois au minimum.

Les millésimes 2019 et 2020 sont à la carte, mais le domaine peut proposer, sur demande et en petites quantités, des millésimes plus anciens en bouteilles et magnums.
Le bandol rouge 2019 (18 euros), épicé, fumé et soyeux, offre une bouche charnue et généreuse pour une garde de dix à quinze ans. En plus des cuisines compotées, il donnera la réplique à un rôti de chevreau.

Le bandol rosé 2020 (12 euros) est un rosé de gastronomie, structuré, qui accompagnera parfaitement un aïoli ou des poissons goûteux comme le rouget rôti.

Les IGP Mont Caume offrent un beau rapport prix-plaisir à 7 euros la bouteille  :

  • un rouge souple et bien équilibré pour l’ensemble du repas  ;
  • un rosé fruité pour les entrées et le barbecue  ;
  • un blanc au nez de litchi et de pamplemousse pour l’apéritif et les poissons grillés.

Cette maison ne m’a jamais déçu.

Domaine des Luquettes

04.94.90.02.59
20, chemin des Luquettes, 83740 La Cadière-d’Azur

Georges Suliac