Agenda culturel 02/22

Conférence Année Aragon

Tout au long de l’année, des spécialistes, à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort d’Aragon, mettront en lumière les multiples facettes de l’homme de lettres qu’il fut en tous domaines. Toutes les conférences sont ouvertes à tous et gratuites sur réservation. Avec «  Aragon poète de l’amour  », Louise Mai proposera de découvrir «  toute la palette du chant amoureux  » de l’auteur des Yeux d’Elsa, entre autres joyaux lyriques.

Mercredi 16 mars (19 heures), à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, rue Lobau, Paris, 4e.

Théâtre

Vers l’océan

Cinq acteurs et une marionnette endossent une vingtaine de rôles dans l’Enfant océan, spectacle recommandé aux 7 ans et plus, mis en scène et adaptation, par Frédéric Sonntag, d’un texte de Jean-Claude Mourlevat. «  Dans une famille très pauvre, sept enfants subissent l’autorité violente de leurs parents. Un soir, le plus jeunes des frères surprend une conversation terrifiante  : le père a décidé de les tuer tous. Les frères s’enfuient dans la nuit vers l’océan …  ».

Samedi 19 mars (17 heures) au théâtre Jean Vilar

1 place Jean-Vilar 94400 Vitry-sur-Seine, tél. : 01.55.53.10.60,

Créatures fabuleuses

DR

Encore un spectacle à voir à partir de 7 ans. Il s’intitule Pister les créatures fabuleuses. C’est une création de Pauline Ringeade, qui a adapté et mis en scène un texte de Baptiste Morizot. Une exploratrice, jouée par Eléonore Auzou-Connes, invite à se mettre aux aguets pour suivre les traces que les animaux, ours, renards, loups ou cachalots laissent dans le paysage. Ces animaux, on ne les verra pas, parce qu’ils se cachent. Du moins les entendra-t-on, puisque la comédienne, comme dans un studio de bruitage, suscite en direct tout un paysage sonore, en détournant les objets les plus insolites, ce qui permet de recomposer, pour l’oreille, les présences sensibles des animaux, ces autres vivants que nous.  

Du mercredi 9 au mercredi 16 mars, au Nouveau théâtre de Montreuil (Centre dramatique national), salle Jean-Pierre Vernant, 10 place Jean-Jaurès, 93100 Montreuil

TéL. réservations  : 01.48.70.48.90

C’est de Pirandello

Il y a, de Luigi Pirandello (1867-1936), entre autres, une pièce célèbre de ce grand auteur italien (il eut le Prix Nobel de littérature), qui avait pour titre français Chacun sa vérité. Dans une traduction nouvelle d’Emanuela Pace, sous le titre C’est comme ça (si vous voulez), Julia Vidit la met aujourd’hui en scène. Pourquoi Monsieur Ponza, nouveau venu dans une petite ville, semble-t-il vivre avec sa belle-mère et séquestrer sa femme à l’autre bout de la localité ? Les imaginations s’enflamment, attisant les rumeurs. Julia Vidit et ses acteurs inscrivent cette fable cauchemardesque dans l’époque contemporaine, de résurgence du populisme et du repli sur soi.

Mercredi 9 mars (19 h) et jeudi 10 (20 h) dans la grande salle du théâtre de Thionville, (Centre dramatique national transfrontalier de Thionville-Grand est),

15 route de Manom, 57100 Thionville, tél. rés.  : 03.82.82.14.92

Paroles d’anonymes

© Guillaume Bresson

Mathilde Delahaye a conçu Je vous écoute, un spectacle basé sur la transcription de paroles de personnes anonymes, qui disent, sur une ligne d’écoute bénévole, leurs inquiétudes, leur solitude, leurs espoirs aussi, en même temps que leur colère. A partir de cette myriade de voix solitaires, elle a composé un oratorio, dont la partition musicale épouse ces récits de vie creusés de silences et de tremblements.

Du 3 au 10 mars, au hall Grüber du théâtre national de Strasbourg, 1 avenue de la Marseillaise, 67005 Strasbourg. Tél billetterie  : 03.88.24.88.24,

FILMS

Twist à Bamako

Délaissant l’Estaque le temps d’un tournage au Mali, l’auteur de Marius et Jeannette et d’une quinzaine de films populaires au meilleur sens du terme, inspiré par l’œuvre du photographe Malick Sidibé, lequel, dans les années 60 et plus tard, immortalisa la jeunesse de son pays, signe encore une œuvre empreinte de générosité et de vitalité. La toile de fond en est le Mali des indépendances, où s’inscrit un jeune homme écartelé entre l’amour du socialisme naissant et l’amour tout court, cadencé par le twist.

De Robert Guédiguian, 2 heures.

Les promesses

Un film politique à la hauteur, où l’on voit une maire de la banlieue nord et son directeur de cabinet se démener comme de beaux diables, pour exiger du Grand Paris le financement d’une cité à l’abandon. Et c’est joué par des acteurs de haut vol  : Isabelle Huppert, Reda Kateb, Laurent Poitrenaux, Hervé Pierre, donnant chacun à leur personnage l’épaisseur sociologique indispensable à ce genre d’histoire fortement ancrée dans une réalité sociale brûlante.

Thomas Kruithof, 1 h 38.