L’alerte causes à défendre

Paris, le 16 avril 2018, mobilisation contre la loi secret des affaires. Des manifestants installent une banderole pour demander la protection des lanceurs d’alerte. © Vincent Isore/IP3

Paroles de cadres, cadre de paroles


Pour l’encadrant, jouer son rôle dans l’organisation du travail suppose de bénéficier d’une dose d’autonomie, de responsabilité, d’initiative et, bien évidemment, d’une liberté de parole. L’expression est tout à la fois une liberté et une nécessité s’il veut mener à bien sa capacité d’animation et susciter la parole des autres, ce qui suppose à son tour d’être à l’écoute. Cette mise en musique des individus, du collectif et d’un objectif professionnel à atteindre suppose, au-delà des paroles de cadres, un cadre de parole.

M. le président, je vous fais une lettre…


À l’occasion de la transposition en droit français d’une directive européenne sur les lanceurs d’alerte, une cinquantaine d’organisations ont adressé une lettre au président de la République afin d’améliorer les mesures contenues dans la loi Sapin 2, notamment en intégrant les préconisations du Conseil de l’Europe. Parmi leurs propositions : élargir le statut de lanceur d’alertes aux personnes morales, de façon à favoriser le « portage d’alerte »…

Les voies de l’action collective

Notre table ronde vérifie que le syndicalisme permet de bénéficier d’outils, de protections, d’un cadre collectif qui fait pièce à l’isolement. D’où la revendication de l’Ugict d’un droit d’alerte, de refus et d’alternative lié à la responsabilité professionnelle. D’où également l’intérêt du Guide du lanceur d’alerte qu’elle a publié…