Infographie — Baromètre des attentes des cadres, au prisme du télétravail

, , ,
Options - Le journal de l'Ugict-CGT
© pressfoto – freepik.com
Rendu public fin septembre, le baromètre annuel Ugict-Cgt/Secafi/Viavoice sur les opinions et attentes des cadres livre des résultats souvent plus ou moins accentués selon le genre, le statut ou l’âge. Retour sur quatre indicateurs présentés dans ce sondage.

Indissociable de l’essor de la pratique du télétravail, l’équilibre entre vies professionnelle et privée arrive en tête des priorités des cadres, en augmentation de six points par rapport à 2021. Cette édition 2022 est aussi marquée par les effets du retour de l’inflation. Le salaire, deuxième priorité citée par les cadres, affiche de son côté un bond spectaculaire de plus de 14 points par rapport à 2021,

Si le sens et le contenu du travail demeurent dans le trio de tête des priorités des cadres, l’enquête démontre aussi le bond que réalise le quatrième item « Ma charge et mon temps de travail ». Au total, 37 % des répondants le citent comme une des trois priorités, contre 29  % en 2021.

Parmi les questions posées par l’enquête, celle sur le fait de travailler pendant les jours de repos illustre une différence importante entre les salariés du secteur privé et ceux de la fonction publique, à fortiori, hospitalière. Ceux-ci sont plus de 93  % à affirmer travailler pendant leur jour de repos. Ils ne sont « que » 76,6  % dans le secteur privé…

Dans le rapport aux pratiques du télétravail, la différence est sensible entre les répondants de la fonction publique et ceux du privé. 58,4 % de ces derniers trouvent que la pratique est insuffisamment encadré et ils sont plus des deux tiers dans la fonction publique à l’affirmer.

Une approche genrée est nt ussi à l’œuvre sur cette question, car un peu plus de 59  % des hommes affirment que le télétravail manque d’encadrement tandis que près de 64 % des femmes donnent la même réponse.

Enfin, à nouveau, sur le droit à la déconnexion et son effectivité, l’âge et le genre des répondants influent sur les réponses données.

Même si une large majorité des cadres, plus de 68 %, ne dispose pas d’un droit effectif à la déconnexion et souhaite en obtenir un «  afin de préserver sa vie privée et sa santé  », il y a une proportion plus élevée de femmes que d’hommes qui le souhaite avec près des trois quarts, contre moins de 65 %.

Disparités également en fonction de l’âge. Ce sont ainsi les 18-29 ans qui sont les plus nombreux à réclamer un droit effectif à la déconnexion (75,6 %). Toutes les autres tranches restant peu ou prou dans la moyenne (autour de 68 %).

Lennie Nicollet